Le courage est-ce de quitter? De faire l'effort ultime pour ne pas revenir? Ou est-ce que quitter n'est pas la voie facile? Où sont les vrais efforts, surtout quels sont les efforts qui récompensent? Sinon est-ce que le courage ne serait pas que de rester? Le courage de construire même après un effondrement, le courage de devenir meilleur et d'apprendre de nos erreurs? Le courage de sortir en publique et d'assumer les pertes qu'on a eu, les échecs, que comme une tête dure on refait coup sur coup?
Le courage c'est surtout une image, pour moi c'est plus facile de le voir en l'autre, le courage qu'une personne peut avoir à traverser des défis, des épreuves, des passes qui semblent sans issues, c'est le courage qui inspire, qui donne le goût de croire :-)
Une fois qu'on est mort, lorsqu'on revient à la vie, c'est presque innévitable, on peut être déclaré zombi. Je me souviens d'une vision en rêve, où après un long virevolage avec des papillons et des oiseaux colorés se faufilant à travers les nuages gris, je m'étais posé sur le sol, dans une dimension étrange où les gens étaient des zombis, mais pas ces créatures voraces qui ont la rage, plutôt des âmes errantes, perdues, confinées.
Il me semble que cette réalité est bien présente dans ma vie aujourd'hui. Cette dimension peut être superposée à la réalité physique à un niveau psychique. J'ai pour image qu'une fois entré dans le monde des morts on ne peut plus revenir chez les vivants, j'ai l'impression aussi que l'union d'âmes qui ont traversé la ligne sera possible, mais pour oh combien de souffrances.
Il est sans doute possible de quitter cette grotte, de quitter le sol, braver les nuages gris au dessus et aller au-delà. Pour ce faire il faut se transformer, devenir une créature qui pourra aller et venir entre les deux mondes si nécessaire, mais en poursuivant la lumière. Cette image réflète la résurection, et encore le phénix.
Cette image date de 2010. Je vois tout ce fond noir et bleu comme le paysage de l'âme, de la sensibilité, la profondeur, en contraste avec ces deux oiseaux de feu. Il me semble en regardant ce montage quelques années plus tard que je nous vois, moi qui brûle spontanément et Diane qui me regarde, en bas, en attendant.
Je crois que tous les 2 on a énormément subit de métamorphoses, de changements, de brûlures et de renaissances. Diane a toujours été là, pour moi, à attendre, à être déçue souvent, et à me voir me consumer en feu. Dans cette image elle est en feu aussi, elle va brûler elle aussi, pour suivre, puisqu'on est pas suffisant pour nous même pour être heureux, il faut qu'on meurt, avec l'espoir de renaître sous une forme meilleure.
La dernière fois que j'ai résurecté (si on peut dire) j'ai choisit de ne plus renaître, comme si c'était la dernière fois, comme un vampire qui se débarasserait se sa capacité de longévité éternelle, en se disant "Cette fois-ci je ne reconstruit plus". Je crois que cette vision pourrait être vraie, ou bonne, mais si j'en suis là aujourd'hui, c'est que c'était une idée de con, un refoulement des vrais sentiments, où le négatif a pris le dessus sur un truc plus gros, plus important.
Car le bon finit toujours par l'emporter.
J'ai hâte de renaître, j'ai hâte de porter fièrement ce symbole sur moi.

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