mercredi 13 mars 2013

Le temps

Le temps arrange les choses, il faut vivre au jour le jour, etc :-)



Souvent c'est en se levant le matin qu'on s'aperçoit si le soleil brille, on se lève du bon pied, ou pas. Si c'est gris, ça ne veut pas dire que le reste de la journée sera nécessairement toujours gris, les journées sont changeantes. Mais une journée ensoleillée qui parait grise, voit nécessairement l'intérêt du "au jour le jour" emprunter un mécanisme où l'on a hâte qu'elle se termine, hâte à la prochaine. Comme si on jouait à Lotto-Soleil en grattant toutes les cases, une après l'autre.

Hier je revenais de mon séjour en salle d'attente à l'hopital, (arrivé un après-midi, ressorti presque 24h plus tard, après une nuit blanche à l'attente bien entendu), j'ai donc pris une douche et filé au lit. Prises de sang, nouvel antibio, alouette. Ça a été un moment difficile, un moment où la "femme" dans ma vie qui joue le rôle maternel du moment était absente, le moment où le réconfort n'y était plus, comme un bébé qui nait et qui est placé sur une table en stainless steel pour examination, excepté que le bébé ce n'est plus un bébé, il doit se lever, se vêtir et réfléchir à sa prochaine action.

J'ai reçu de la compatie féminine, un peu, j'aurais pu en recevoir de ma mère si je lui avait raconté, mais je l'ai plus ou moins accepté, j'ai préféré subir et assumer. Cette aventure d'hopital qui dure des jours m'a fait réfléchir à la famille, la question des bébés.

Je crois que fondamentalement, j'aurais d'autres enfants, je n'ai juste pas été convaincu par la personne qui aurait voulu en faire avec moi. Pour la personne qui se voit refuser ma participation dans la création d'un bébé, il y a certainement une vision d'un homme qui n'en veut plus. Et c'est sans doute l'image la moins blessante que je puisse projeter. Je crois que je peux aimer une femme sans avoir à extentionner la famille, ce n'est pas un requis, je pourrais très bien vivre avec ce que j'ai en ce moment en guise de famille, ce n'est pas un "besoin", ça ne l'a jamais été non plus.



Je me sens désolé d'avoir partagé prématurément à Diane le goût de procréer dans les tous débuts. Je crois éventuellement que mon refus à "agrandir" a été réciproque de son côté, malgré qu'on aurait sûrement aimé avoir une fille dans le lot :-)

Les circonstances n'ont pas été favorables, ce qui me donne une image de gars "difficile" - mentionnant que nos situations étaient instables, côté logistique de logement ça me faisait peur. Côté maturité j'avais encore plusse de craintes. Le fait qu'on soit séparé aujourd'hui me console au moins sur ce point, nous sommes séparés mais cette souffrance ne s'étant pas à un enfant entre nous.

Je sais pas ce qu'aurait été un enfant de nous, je lui aurait donné tellement d'amour à cet enfant, autant qu'à mes 2 autres. Je craint que la vie aurait été plus compliquée que ma vie passée, malgré mon expérience. L'instinct est fort, mais l'intuition doit gagner.


Diane, aujourd'hui je ne peux pas te le dire en personne, mais j'aurais voulu avoir d'autres enfants, j'aurais même voulu en avoir avec toi si on avait été assez fonctionnels dans notre organisation. Je ne dis pas ça comme si on ne changerait plus, car je sais que la maturité s'acquiert, même pour les têtes de cochons les plus dure :-) Mais l'amour c'est d'accepter l'autre tel quel sans vouloir le changer, sans tenter d'être quelqu'un d'autre non plus.

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